Sicile juin 2026

J11… Le soleil cogne déjà fort sur les façades. Mon sac me scie les épaules. Direction Naples, avec au programme : 2,5 km de marche sous près de 30 degrés pour rejoindre mon FlixBus. Un nouveau chapitre du voyage…

L’air est lourd, et la moindre parcelle d’ombre devient importante. Et là, message, le bus aura du retard 😭.

C’est parti pour une journée entière dans le bus.Un bel être humain a décidé que, malgré un bus quasiment vide, la meilleure place était… juste à côté de moi 🫣😭😭. Pas de climatisation, 30 degrés, et une atmosphère moite, l’air chaud semble chargé d’humidité et la proximité imposée devient une expérience sensorielle dont je me serais volontiers passé. 🥵

J’arrive finalement à Naples avec une heure de retard. Je file à l’auberge. Et pour la première fois depuis le début du voyage, je me demande sérieusement pourquoi j’ai réservé dans CE quartier🤔🥺.

À peine arrivé, je file dans le quartier espagnol. Les ruelles se resserrent comme un labyrinthe vivant. Au-dessus de ma tête, le linge suspendu flotte entre les immeubles. Les scooters 🛵 klaxonnent sans cesse, les conversations résonnent aux fenêtres ouvertes.

Une immersion immédiate: traverser une route ici devient concept. Le bruit aussi. Quant à la propreté, c’est une notion à définir.

Les scooters me klaxonnent. D’ailleurs, peu importe où tu te mets, sur le trottoir, sur la route, tu es forcément au mauvais endroit. À Naples, la conduite est🧐 « italienne »

Pourtant, peu à peu, le chaos cesse d’être agressif. Je reprends mes repères sensoriels : les odeurs, les sons qui s’entrecroisent dans un vacarme permanent, et surtout les saveurs. Une vraie pizza napolitaine, suivie d’une sfogliatella riccia croustillante. Là, d’un coup, tout devient plus compréhensible. 🍕🤤

20h. Retour à l’auberge.

Le quartier ne semble pas particulièrement rassurant… et mes colocataires ? Verdict à venir. 😱

J12 :Les joies des nuits en collectivité

Clim. Pas clim. Clim. Pas clim. Clim. Pas clim.

Une expérience immersive consistant à passer toute la nuit de 30°C à 15°C, puis de 15°C à 30°C.

Mes colocataires du Bangladesh ont travaillé toute la nuit 😱. Quant aux autres, ils m’ont offert un concert de ronflements.

Petit dej a l’auberge , et je pars m’acheter quelques fruits pour soulager ma conscience, puis je m’installe en terrasse avec un café et une sfogliatella 😍.

Comme c’est la grève des trains 🚆( déjà l’an passé) aujourd’hui ce sera ferry ⛴️ jusqu’à Ischia.

10h25, embarquement pour une heure de traversée. Ischia est une île volcanique ,Le paysage est à couper le souffle : une végétation luxuriante partout. Je me vois bien vivre ici : l’homme courant sur des dénivelés de 900 mètres, et moi affinant mon teint doré sur la plage.🤣.

Direction le château, puis pause raisonnable sur la plage. 40 mn pour limiter les coups de soleil .

13h : Partie à la recherche d’un bus, je me retrouve finalement sur un bateau pour faire le tour de l’île. Je ris toute seule en ayant la très nette impression que notre guide touristique a commencé l’apéritif très tôt. Passage devant le refuge personnel de feu Luchino Visconti.

Après deux heures de navigation, et une distribution de limonade napolitaine,arrêt à Sant’Angelo, de l’autre côté de l’île.Pour les uns baignade, pour moi? une glace à la pistache…ah oui. Encore. 🤤🍦et notre retour? Distribution de pastèque 🍉.

À ce stade du voyage, je commence à soupçonner que mon alimentation repose sur trois piliers essentiels : pâtisserie locale, café et glace à pistache.

18h30 fin de l’aventure, à 25 euros l’après midi : INCROYABLE 😻

19h10, le bateau arrive et comme Il fallait bien un dernier rebondissement avant Naples : mes lunettes sont couvertes de crème solaire, tentative de nettoyage, un verre tombe. Je ne voyais déjà pas grand-chose, mais là je me suis engagée dans le flou artistique. 🫣

20h30 une pizza et au lit 🙃 Voir moins

J13… Ce matin, je file déposer mon sac dans ma nouvelle auberge. Puis direction Beverello, le port, pour embarquer. Aujourd’hui : Sorrente.

50 minutes de bateau 🛥️. Il est à peine 9h et certains sont déjà au Spritz 🫣. Le Vésuve nous observe au loin. Quand je pense que je suis montée là-haut au collège 😱… Une expérience que je ne renouvellerai pas. Définitivement.

L’arrivée au port se mérite : la foule est complètement dingue.

La ville de la sandale. .

Je souris à chaque fois que j’entends une Française devant un étal déclarer : « Je cherche une nappe. (Ou un torchon. Ou un dessous-de-plat. Ou n’importe quel autre objet parfaitement non indispensable) » . Non, madame, vous ne cherchez pas une nappe. Vous cherchez un souvenir.🤣🤣.

Un musicien joue le même morceau depuis une heure, j’en conclus qu’il s’agit probablement de l’unique chanson de son répertoire 🤣.

Grand moment de ma journée, mon sandwich. Le vendeur était absolument convaincu de me l’avoir donné.. Petit scandale avec barrière de la langue. Un vrai moment de bonheur😭😭.

Et sinon, niveau finances, tout va moins bien : je suis passée d’un budget alimentaire de 25 € par semaine à Bari à 25 € par jour à Naples. 🫣😭ça me désole

Capri, c’est parti pour le tour de l’île en bateau. Merci agitée,:vagues importantes, photos impossibles, et me voila agrippée au bateau🤣🤣.

Puis vient l’ascension. Environ 1 500 marches plus tard, sous un modeste 30 degrés, me voilà enfin dans le centre de Capri,🥵

Mon seul luxe ? Celui d’être ici pour le reste, direction le supermarché local. Le vrai. Celui où il faut mémoriser le prix de son sachet de mortadelle fraîchement découpée par le nonno et de ses fruits, afin de pouvoir les réciter sans hésitation à la nonna en caisse🤣🤣.

Un jour sans .

J14…l’auberge cette nuit ?😭😭 si on arrêtait de vivre dans les souvenirs collectifs 🤣🤣pour se concentrer sur aujourd’hui.

Naples : 3,50 € l’americano. Ici, on te fait payer le fait de ne pas boire un expresso. Et tant qu’à faire, il est dégueulasse. Du coup, j’ai explosé le budget : je dors à Procida. Deux nuits sur une île. Seule m dans une chambre. 🫣😍

En pause, en attendant le bateau, encore à moitié ensuquée, j’observe les gens. Agités, inquiets, énervés, stressés. Ces voyages en solitaire ont au moins une vertu : le lâcher-prise. Leurs émotions me divertissent presque autant que le paysage.

On distingue facilement plusieurs clichés :la team tongs 🩴 contre la team baskets 👟, la team valise 🧳 contre la team sac à dos , la team maillot de bain/short contre la team pantalon malgré 25 degrés 😱.

Moi, je suis dans une catégorie à part : la team “même tenue depuis 13 jours”. 🫣 Je commence à me demander à quoi sert mon sac à dos.

Température extérieure : 25°C, Température ressentie : hammam 42°C.

Et parce que les vacances sans un peu de stress, ce serait trop simple : 5 minutes avant le départ, impossible de télécharger mon billet. 😱🫣 Allez, nouvelle prise de tête. Mon objectif n°2😱.

Arrivée sur l’île. Je décide de miser sur les économies. Après avoir posé mon sac, je pars au supermarché à 2 km. Fermé. Dimanche en Italie . Évidemment.

Tant pis, ce sera restaurant. Pizza annoncée à 9 €, pizza facturée 9 €. Incroyable .

Je décide ensuite de grimper jusqu’à l’abbaye. Dans ma tête : jolie promenade. Dans la réalité : un chemin de croix très pentu .

Retour à la chambre : lessive et douche.. Je file de l’autre côté de l’île. Une nuée de vélos électriques débridés, scooters et micro-véhicules fonce dans tous les sens.

Finalement je trouve une plage, je file dans l’eau,m’allonge enfin sur le sable. Cinq minutes de bonheur….« Signore, signora… », plage privée. Dégage.

Bilan de la journée :pas de supermarché, courte baignade, peu d’économies c’est dimanche.Mais l’île. :absolument sublime. ❤️

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